• JMG

Meinhof


Coucou les gens!


Quelques jours après le second tour des élections présidentielles, le titre L’homme politique, le roll-mops et la cuve à mazout est un petit bijou qui date pourtant de 40 ans, mais qui aurait très bien pu être écrit de nos jours… Sauf que certaines références sont, elle, clairement datées!


«Oh papa! Y a du sang chez les Meinhof»


Cette phrase fait référence à Ulrike Marie Meinhof, une ancienne journaliste allemande (1934-1976). Après avoir rejoint le Parti communiste d'Allemagne, alors illégal, de 1958 à 1964, puis l'Union socialiste allemande des étudiants, elle finit par virer à l’extrême-gauche à la fin des années 60.


Elle fut notamment rédactrice en chef (entre 1960 et 1964) de la revue érotique d'extrême-gauche, Konkret, dans laquelle elle salua les premières exactions de l'organisation terroriste Fraction Armée Rouge.


Elle rejoignit ce groupuscule un peu plus tard et en devint même un des cerveaux. Elle participa en mai 1970 à la libération de son fondateur, Andreas Baader (d'où l'autre nom de cette organisation terroriste, la «Bande à Baader», qui était moins fun que la «Bande à Basile»...) et fut ensuite impliquée dans plusieurs attentats qui s’étalèrent jusque 1972.


Elle fut finalement arrêtée à Hanovre, quelques jours après Baader et tous les autres cadres de la Rote Armee Fraktion. Condamnée en 1974 à huit ans de prison, elle fut retrouvée pendue aux barreaux de sa cellule deux ans plus tard.



Publication inspirée de l'ouvrage "Exercice de simple éducation avec dix fois le mot paradis", que vous pouvez trouver ici!!

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